17h33, Cran-Aux-Oeufs, Wimereux
Ce matin je me réveille avec les pas d’Hervé. Les voitures roulant sur le pavé les suivent.
Rien entendu. Bonne nuit. Réconfortante.
Jeanne a du mal à se lever.
Le transfert de fichiers au serveur ftp s'est arrêté pendant la nuit. Cela retard mon départ.
On fait le petit-déjeuner ensemble.
Come toutes les matins Hervé amène Jeanne au CP... elle st grande cette fille! Elle veut ne seulement parler toutes les langues mais aussi aller dans tous les pays...
- "Tout comme moi!" je le dis, "je te passerais des infos pour tes voyages".
Elle rigole, et puis après elle me tend sa main pour m'en offrir un cadeau:
- Tiens!, sa pistole d'eau.
- "Je pourrais me rafraichir sur le vélo!". Elle rigole encore.
Puis un beso. Adios!
Je reste pour finir le transfert... encore un départ retardé, mais cela me donne l'occasion de partager ce départ avec Hervé à son retour.
On échange les dernières vérités, on prépare mon vélo:
- "J'ai halluciné quand j'ai écouté ton histoire, et j'ai vu ton équipement" il me dit sincèrement. "On aurait pu te prendre pour un 'mito'. Mais tu rayonnais en discutant avec les vieux... donc j'ai attendu la descente de Jeanne de la manège et je l'ai demandé: Jeanne regarde, ce monsieur en vélo est en train de faire un grand voyage et il a besoin d'un endroit pour se doucher et regarder l'internet; qu'est-ce que tu en penses si on l'invite à venir à la maison?".
Et puis la suite est connue.
Il m'amène au canal; on se souhaite du bon courage en croyant l'un à la réussite de l'autre. Il me confesse qu'il a encore pensé à mon projet pendant la nuit,
- "Qu'est que c'est bon!".
Il va écrire quelque chose. C'est un artiste Hervé. Et puis il va essayer parler sur moi au festival de Quend.
Qué mas puedo pedir!
Heureuse rencontre! A bientôt!
Je pars vers St. Valéry en allongeant la Somme; je m'arrête pour parler avec les pêcheurs. Sympas,
- "Ca pêche?" je demande,
- "Et oui!" j'ai pour réponse.
- "Et puis comment est-t-elle la route à Calais?" j'enquête,
- "Uhh!, ballonnée jusqu'à Boulogne! C'est un bon parcours! D'où vous venez?"
- "De Paris!"
- "Et vous allez?"
Je les explique...Amsterdam, Berlin, ..., Athènes, l'Inde
-"Quel voyage! bon courage!
La route, délicieuse. Dure au début (dû au effet psychologique des commentaires sur la route devant moi), comme hier.
Après le déjeuner devant les cygnes et chevaux du parc de Marquenterre, les calories sont transformées vite fait en énergie sous la demande de mon cœur. Inspire. Expire. La machine marche. En force.
Et je suis presque arrivé à Boulogne-sur-Mer. Elles sont où les côtes?
Et là, je pense à elle. La pistole. Je comprends d'un coup. Je m'approche à la mer. Jeanne savait que je venais à la plage, elle voulait que je puisse jouer avec la pistole. Tout comme elle...
Je pense à écrire tout ça. A m'arrêter après Boulogne avant d'attaquer l'approche définitive à Calais... pour gouter. Ces bonnes sensations.
C'est vrai que il fait beau, que les conditions sont bénévoles...un jour vont arriver la pluie et le vent (celui là sera dur; lutte solitaire contre lui en position de force). Et les blessures...
Mais les premières en arriver sont les côtes! Méchantes! Dios! Una, dos, tres...au moment où je pensais à l'arrêt!
Mais le force ne me lâchent pas... il faut que je trouve un petit endroit pour la pause avant les 30 derniers km pour écrire, manger et remplir la pistole d'eau...
Ca y est, Cran-Aux-Œufs, après Wimereux, témoin pérenne de la grande mer. Le paysage me fait penser au complot contre Louis XVI. Souvenirs cinéphiles.
Il manque le vent de l'Atlantique pour compléter la scène.
Je m'arrêt.
C'est beau.
Rien entendu. Bonne nuit. Réconfortante.
Jeanne a du mal à se lever.
Le transfert de fichiers au serveur ftp s'est arrêté pendant la nuit. Cela retard mon départ.
On fait le petit-déjeuner ensemble.
Come toutes les matins Hervé amène Jeanne au CP... elle st grande cette fille! Elle veut ne seulement parler toutes les langues mais aussi aller dans tous les pays...
- "Tout comme moi!" je le dis, "je te passerais des infos pour tes voyages".
Elle rigole, et puis après elle me tend sa main pour m'en offrir un cadeau:
- Tiens!, sa pistole d'eau.
- "Je pourrais me rafraichir sur le vélo!". Elle rigole encore.
Puis un beso. Adios!
Je reste pour finir le transfert... encore un départ retardé, mais cela me donne l'occasion de partager ce départ avec Hervé à son retour.
On échange les dernières vérités, on prépare mon vélo:
- "J'ai halluciné quand j'ai écouté ton histoire, et j'ai vu ton équipement" il me dit sincèrement. "On aurait pu te prendre pour un 'mito'. Mais tu rayonnais en discutant avec les vieux... donc j'ai attendu la descente de Jeanne de la manège et je l'ai demandé: Jeanne regarde, ce monsieur en vélo est en train de faire un grand voyage et il a besoin d'un endroit pour se doucher et regarder l'internet; qu'est-ce que tu en penses si on l'invite à venir à la maison?".
Et puis la suite est connue.
Il m'amène au canal; on se souhaite du bon courage en croyant l'un à la réussite de l'autre. Il me confesse qu'il a encore pensé à mon projet pendant la nuit,
- "Qu'est que c'est bon!".
Il va écrire quelque chose. C'est un artiste Hervé. Et puis il va essayer parler sur moi au festival de Quend.
Qué mas puedo pedir!
Heureuse rencontre! A bientôt!
Je pars vers St. Valéry en allongeant la Somme; je m'arrête pour parler avec les pêcheurs. Sympas,
- "Ca pêche?" je demande,
- "Et oui!" j'ai pour réponse.
- "Et puis comment est-t-elle la route à Calais?" j'enquête,
- "Uhh!, ballonnée jusqu'à Boulogne! C'est un bon parcours! D'où vous venez?"
- "De Paris!"
- "Et vous allez?"
Je les explique...Amsterdam, Berlin, ..., Athènes, l'Inde
-"Quel voyage! bon courage!
La route, délicieuse. Dure au début (dû au effet psychologique des commentaires sur la route devant moi), comme hier.Après le déjeuner devant les cygnes et chevaux du parc de Marquenterre, les calories sont transformées vite fait en énergie sous la demande de mon cœur. Inspire. Expire. La machine marche. En force.
Et je suis presque arrivé à Boulogne-sur-Mer. Elles sont où les côtes?
Et là, je pense à elle. La pistole. Je comprends d'un coup. Je m'approche à la mer. Jeanne savait que je venais à la plage, elle voulait que je puisse jouer avec la pistole. Tout comme elle...
Je pense à écrire tout ça. A m'arrêter après Boulogne avant d'attaquer l'approche définitive à Calais... pour gouter. Ces bonnes sensations.
C'est vrai que il fait beau, que les conditions sont bénévoles...un jour vont arriver la pluie et le vent (celui là sera dur; lutte solitaire contre lui en position de force). Et les blessures...
Mais les premières en arriver sont les côtes! Méchantes! Dios! Una, dos, tres...au moment où je pensais à l'arrêt!Mais le force ne me lâchent pas... il faut que je trouve un petit endroit pour la pause avant les 30 derniers km pour écrire, manger et remplir la pistole d'eau...
Ca y est, Cran-Aux-Œufs, après Wimereux, témoin pérenne de la grande mer. Le paysage me fait penser au complot contre Louis XVI. Souvenirs cinéphiles.
Il manque le vent de l'Atlantique pour compléter la scène.
Je m'arrêt.
C'est beau.


1 Comments:
Helooowww,
Alors, il est sage le petit jaune????
Où est tu en ce moment???
Allez, Biz
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