September 18th Morning. Looking for my path in Belgium

Veurne 10h20, a 50 years old man is handing his garden. A bike is approaching on his left…
- Good Morning! – the bike stops behind him
- Good morning! - the man looks backward as he stops working.
- Sorry, I don’t speak Dutch, what language do you prefer I speak to, English or French…?
- As you want I understand both of them…
- or Spanish!?
- Entiendo un poco tambien el español – he says quietly but with a more than acceptable accent.
- Ah si! Yo soy español…bueno, entonces…en français?
- Oui, cela sera plus facil ! hehe !
So I begin my inquiry :
- Je cherche la route pour aller à une ville... j’ai oublié le nom... ‘Diskde’ ou quelque chose comme ça...en fait je veux aller à Gent... je vais chercher la carte pour vous montrer...
- A Gent ! - he cuts off me. - Oui, c’est facil; vous n’avez qu’à allonger le canal, –he shows me the way-, et après vous trouverez des indications plus loin sans problème...mais c’est loin d’ici... –he remarks me–, 60 km...-he gently advice me in a perfect and quiet French.
- 80 km, je crois –I permit me to punctuate him
- Oui meme 100 km, –he calculates–, 50 jusqu’à Brugges et autre tant entre Brugges et Gent...
- En fait, je ne voulais plus allonger la côte –I throw out.
- Vous cherchez la route intérieure ? Oui, c’est un peu plus court –he realizes.
- Oui, je voulais passer par...-I point to the map trying to remember the name of the city I am looking for–, Dism...je vous montre sur la carte…
- Ah oui, -he instantly recognize and begin to give me the indications- bon là, vous allongez le canal dans l’autre sens et après vous tournez à gauche dans le premier grand pont. En suite, vous n’avez qu’à suivre les indications. Elles sont claires!
- Merci beaucoup! –I thank him, but I feel that our conversation is not finished yet...

- Vous venez de loin comme ça ? –he asks me as he looks at my ‘equipment’.
- Je suis parti de Paris dimanche dernier...
- Dimanche de la semaine dernier –he puntuates mildly.
- Oui, bien sur, je suis arrivé à Dunkerque Mercredi.
- Et vous allez loin ?
- Ce soir à Gent, demain je serais à Antwerpen...en fait je vais jusqu’à Amsterdam ou je vais courir le marathon dans un mois.
- C’est courageux! –his eyes open widely–. Vous êtez un sportif!
- Oui! Et après je travers l’Europe en direction Athens où j’envisage arriver en Nöel, et prendre un avion pour aller en Inde où je courrirais aussi le marathon de Mumbai en Janvier avant de traverser du Sud au Nord jusqu’au Tibet où je ferais encore un autre marathon dans un an –I tell to him brefly. His sight shines intensely but he keeps quiet. He retakes the enquiry now:
- Vous en avez du chemin! –and the the first question comes–: Et vous en avez beaucoup d’argent ?
- Pas de tout !...mais je n’ai vraiment pas besoin de beaucoup d’argent...
- Un an, ça fait long...-he hesitates...
So I begin to explain to him: the way I look for my hosting, the internet support, and how people have been taking care of me so far, as well as instinctively taking part of my journey.
- En effet –he keeps his warm accent while a smile turns up in his mouth drawing a mid-arch of contentment–, c’est une approche admirable ce que vous faites.
- Et j’essai de m’integrer dans la rutine des gens qui m’accuellient, de participer un peu à sa vie comme si j’étais un nouveau colloque, donc cela ne fait pas trop chère. En plus, les gens sont touchés par ma démarche et ils m’aident naturalement...
- Oui ! J’imagine qu’ils font ça car ils voient en vous l’accomplissement de ce qu’eux même voudraient faire. C’est très bien ça !
- C’est vrai. Vous savez ? On a fait une petite fête de départ à Paris et là bas j’avais déjà cette sensation. C’était très émouvant comment mes amis me prennaient dans ses bras en me dissant que j’allais rendre une partie de ses rêves réelle.
The arch in his mouth is now almost fitting his face.
I continue with my explanation:
- Mais bon, cela ne fait pas beaucoup de temps que je prepare tout ça, seulement depuis mid Juillet, mais je compte preparer des dossiers pour contacter quelques sponsors qui eventualement pourraient m’aider en me fournissant de matériaux, me payant le billet d’avion pour l’Inde...
- C’est claire ! C’est très intéressant –he says and I feel as he enjoys the talk. So do I. So I open wide my mind to him, and I tell him about my site, my interests, my goals:
-(People) Et j’essai de partager tout ça avec les gens, pas le garder que pour moi, donc je travaille sur un site internet dans lequel j’écris sur ce que je trouve sur ma route, les rencontres, comme la votre !...,
(Europe) en plus en profitant que je vais traverser plein de pays en Europe je m’intéresse aussi à découvrir la façon dont les gens vivent ce phénomène de l’Europe et d’être éuropéen : s’ils croient vraiment à une identité ou à un sentiment partagé, s’ils croyent aux politicians et aux institutions... comment ils le vivent au present et avec quels yeux ils regardent l’avenir...
(friends, ... family) et puis je donne des nouvelles aussi à mes amis, à ma famille...
- Oui, ils doivent s’inquièter !
- Beaucoup ! En plus mes parents... ils ne comprendent tout à fait ma démarche ; avec les études que j’ai fait je pourrais avoir un bon poste... mais ils ont pleine confiance en moi.
En plus je sais justement que j’ai toujours ça, et que je n’aurais, le moment venu, aucun problème pour trouver un travail qui me plait. Mais là, c’est just le moment de faire ce que je suis en train de faire.
- C’est vrai ! Vous avez raison. Il faut le faire à votre age. Après quand on a 45 ans on a beaucoup de responsabilités qui nous l’empêchent. –And now he asks me about my physical condition-: Et ça fait longtemps que vous faites ça ? –he inquieres pointing to the bike.
- Du vélo ? J’en ai fait un peu quand j’étais jeune –I laugh– entre 14 et 17 ans, mais après non, quoi que j’ai toujours fait d’autres sports : courir, rugby, foot, climb...
- Vous êtés un sportif ! –he sentences as he moves in front of me before sitting down close to me and adding-: Moi ce que j’admire de vous c’est votre inquiétude et votre courage. –And he speaks openly too-: Quand j’étais jeune, j’ai choisit de faire une prestation sociale à la place du service militaire. Je suis parti au Congo, à Kinshasa –I can feel his truthful verve through his words-. Vous, vous avez de l’initiative. Vous n’êtés pas comme ceux qui font comme le vaches: de qu’une choisie un chemin, toutes les autres suivent. C’est ça que j’admire. J’ai une fille de votre age et qui a aussi cet esprit. C’est très edificant et reconfortant –he admits with liveliness but always quiet and warm.
After a brief silent he changes the matter as if something had crossed suddenly through his spirit:
- Y de donde sois en España? –he asks in the same slowly but proper way.
- De Saragosse –I answer him complained
- Ah! Zaragoza –he knows.
- Si, -I hold on in Spanish- pero he vivido en Madrid unos años por mis estudios.
- Usted tiene mucho corage. Le deseo mucha suerte! –I realize that he tries to communicate to me his support in Spanish to make it more sincere.
- Gracias! –I really appreciate– Es muy reconfortante encontrar gente como usted, me motive de verdad... –and I change to french– bon je continue en français…
- Oui cela ira plus vite et je comprendrais mieux!
- c’est ça que je cherche pendant mon voyage, pouvoir m’arreter où je veux et partager un moment, comme je le fais avec vous, ou pour écrire dans mon carnet... c’est ça le plus important !
- Vous avez raison! –we share this idea like a cert.
- C’est lequel votre prénom? –I wish to retain his name.
- Emile… Emilio!
- Un plaisir Emile; aujurd’hui j’écrirais sur vous!
He smiles and makes me to pay attention to the route:
- Alors là vous vous souvenez? Prenez le deuxiem pont à gauche et continuer droit ; vous trouverez sans problèmes votre chemin.
- Merci beaucoup !
- Bon courage, réussite, faites attention et bonne route !
- Bon courage à vous, à votre soeur... et bonne journée.
- Merci !
- Gracias a ti Emilio !
The bike leaves to reach his way.
Four hands move to wish goodbye.
Emile comes back to hand his land.
I feel strong but serene.
I think about people I have met in Dunkerque.
I think about Caroline & Thomas who will host me in Gent and Antwerpen.
And I feel something climbing inside me to my head.
My mouth is drawing a wide arch in my face.